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Le Festival "Pêcheurs du monde" s'est déroulé à LORIENT les 20,21,22 mars 2008
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La première édition du Festival «Pêcheurs du monde» s’est tenue du 19 au 22 mars 2008, à l’Espace Courbet à Lorient pour les projections tous publics et le 21 mars à l’amphithéâtre du lycée Colbert pour les scolaires.
Ce festival était organisé par le Collectif Pêche & Développement et ses partenaires (Comité local des pêches de Lorient-Etel, Crisla, CCSTI, Les hommes et la mer, Ifremer, CCFD, Lorient Pôle Pêche, Peuples Solidaires, l'ESA..)
Ses objectifs étaient de :
- Valoriser la production audiovisuelle de qualité, essentiellement documentaire, consacrée à la pêche et aux pêcheurs. La création d'un prix pour les films récents permet de créer une émulation intéressante, d'attirer des productions et d'élargir les horizons.
- Susciter le débat avec les réalisateurs, les pêcheurs et tous les acteurs concernés. Il y a urgence car la vision de la pêche diffusée par l'image est très souvent négative et unilatérale. Les films doivent créer des occasions de débats entre réalisateurs, pêcheurs et public. Les sujets abordés concernent les activités de pêche et les activités maritimes liées à l'exploitation des ressources alimentaires de la mer - marais salants - conchyliculture - aquaculture - collecte des algues - etc...
- Permettre aux pêcheurs - cinéastes amateurs de présenter leurs images parallèlement à la compétition et d'expliquer leur activité.
- Faire découvrir la pêche aux jeunes générations grâce à des projections auprès des publics scolaires. L'avenir de la pêche se joue aussi dans la capacité à relever le défi de la transmission des savoirs-faire au delà des milieux traditionnels de pêcheurs.
Co-organisateurs :
Comité local des pêches de Lorient-Etel
CRISLA
CCFD Pays de Lorient
Les Hommes et la mer
CCSTI Maison de la Mer
Ifremer
Peuples Solidaires
Lycée professionnel Emile James, Etel
Lycée professionnel maritime et aquacole d'Etel
Lycée Dupuy de Lôme
Médiathèque de Lorient
Lorient Pôle Pêche
Partenaires :
Mairie de Lorient
Fnac
Ouest-France
Restaurant Terres !
Agora
ESA
An Oriant TV
Aide technique :
Festival du film insulaire de Groix
Festival de cinéma de Douarnenez
IMP Institut Maritime de Prévention
Les Vidéonautes
Principaux financeurs :
Ville de Lorient
Région Bretagne
Conseil général du Morbihan
Cap Lorient
Sponsors :
Lobodis
Armor Lux
CMB
Crédit maritime
Cotten
Biocoop
Le jury :
Laurent Debas, scientifique spécialiste des pêches
Stéphane Druais, réalisateur, Président du jury
Katia Frangoudes, membre du réseau européen de femmes de la pêche Aktea
Marc Jamet, Lorient Pôle Pêche
Alain Jégou, pêcheur retraité, poète
Janik Moriceau, vice-présidente du Conseil régional, chargée de la pêche
Mamayawa Sandouno, (Guinée) ICSF
Yann Stéphant, Festival du film insulaire (Groix)
Palmarès :
Prix du Festival : «Le bateau de Gaëlle» de Philippe Lubliner
Prix spécial du jury : «Hommes sur le bord» d'Avner Faingulernt et Macabit Abramson
Prix "Jeunes réalisateurs" : "Le Mbissa" d'Alexis Fifis et Cécile Walter
Mention à "Sylvie Frelaut - Contre vents et marées" de Christian Lejalé
Pour plus de renseignements :
Festival Pêcheurs du monde
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AAA- L'encre de mer
Un journal sur la pêche artisanale - une initiative de la prud'homie raphaëloise
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L’encre de mer suit pas à pas le regard aiguisé des marins pêcheurs sur leurs territoires en mer et à terre, sur leurs métiers, leurs organisations communautaires. Voyage insolite au travers des régions maritimes. Peintures et photos, écritures poétiques, transcriptions directes… diverses expressions au service d’une culture et d’un art de vivre.
Alors que l’avenir des pêcheurs artisans se décide loin des ports d’attache - à Paris et Bruxelles - sous la pression des lobbies industriels de la pêche, de l’aquaculture, des loisirs et de l’environnement, l’encre de mer, à sa mesure, communique aux lecteurs les valeurs et savoir-faire d’un métier en lien avec les forces de la nature, les expériences insolites et méconnues de gestion des ressources et des territoires maritimes, cette vision particulière d’un peuple à la fois enraciné et pourtant doté d’une stupéfiante adaptabilité. Saurons-nous, terriens, apprécier cette modernité maritime ?
Le numéro 12-13 aborde le thème de la récolte des palourdes en pays bigouden.
A paraître le numéro 14-15 sur l'aquaculture biologique artisanale.
Vous nous aiderez à faire connaître cette culture, et à assurer son avenir, en vous abonnant à L’encre de mer et en le diffusant autour de vous.
Abonnement pour 1 an (6 numéros) : envoyez un chèque de 10 € (6€ + 4€ de frais d’expédition) à l’ordre de : Collectif Pêche & Développement - Antenne Méditerranée.
269, Montée Soeurs Vincent - 83110 Sanary
L'encre de mer
encredemer@yahoo.fr
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AAAA-Actualités hebdomadaires
Voici des actualités, tirées d'articles de journaux, de livres, d'expériences ou transmises par le réseau d'ICSF et traduites de l'anglais qui paraîtront chaque semaine, (vos commentaires sont les bienvenus):
Semaine du 30 juin au 4 juillet 2008 :
France - Le Guilvinec : Du gaz de ville pour alimenter les chalutiers
France : Ostréiculture, un gros projet d'écloserie dans la ria d'Etel
Anchois, les scientifiques européens défavorables à la réouverture
Espagne : Libérés des pirates, ils sont rentrés sains et saufs
Empêcher la "mare à poissons" de l'Afrique de l'Est de se tarir
Les pêcheurs des Philippines reprochent au gouvernement d'avoir fait baisser les prix
La Nouvelle Zélande et le Chili travaillent ensemble sur des projets d'aires protégées
30 juin - 4 juillet 2008
France - Le Guilvinec : Du gaz de ville pour alimenter les chalutiers
Mots clés : Gasoil, Tourisme
Lancé il y a un an et demi par le comité local des pêches du Guilvinec, le projet de bateau de pêche-tourisme vient d'être livré par un cabinet d'architectes. Absence de rejet et pêche raisonnable ont guidé le bureau d'étude. S'y ajoutent des aménagements nécessaires à l'accueil de 2 passagers. Des aménagements chiffrés à 20 000 € pour un chalutier neuf de 12 m. Oui mais voilà, depuis le lancement du projet, le prix du gazole a presque doublé. Présentée au Guilvinec, la nouvelle version du chalutier est propulsée par un moteur au gaz. Sa conception serait même capable de raccrocher la technologie de la pile à combustible. Une rencontre est prévue dès la semaine prochaine avec Gaz de France.
Source : Jean Le Borgne
Le Télégramme, 28 juin 2008
http://www.letelegramme.com/gratuit/generales/economie/peche-du-gaz-de-ville-pour-alimenter-les-chalutiers-20080628-3355340_1378250.php
France : Ostréiculture, un gros projet d'écloserie dans la ria d'Etel
Mots clés : Ostréiculture
3 associés, anciens de la pisciculture Aquastream à Ploemeur, envisagent la création d'une écloserie d'huîtres, nommée Novostrea Bretagne, les pieds dans l'eau de la ria d'Etel (Morbihan). L'objectif est d'atteindre une production de 150 millions de naissains d'huîtres creuses par an. Le projet, qui bénéficie déjà du permis de construire pour le bâtiment et de l'autorisation des Affaires maritimes, sera présenté aux riverains début juillet. Une dizaine d'emplois devraient être créés dans les 3 prochaines années.
Source : Solène Le Roux
Le Marin, 27 juin 2008
Anchois, les scientifiques européens défavorables à la réouverture
Mots clés : Anchois, Politique européenne
Selon le Ciem (Conseil international pour l'exploration de la mer ), qui prend aussi en compte les évaluations côté espagnol, et contrairement aux impressions des pêcheurs français sur zone, la biomasse d'anchois aurait rechuté en 2008. Pire, le recrutement serait le plus bas depuis 2005 : 9506 t contre 27 202 t en 2007. Le Ciem recommande donc le maintien de la fermeture jusqu'en juillet 2009. Les Espagnols, qui s'étaient rapprochés de la position française, semblent s'être de nouveau éloignés. Leurs représentants ont donné l'impression de laisser passer une nouvelle année sans combattre.
Source : Bernard Jégou
Le Marin, 27 juin 2008
Espagne : Libérés des pirates, ils sont rentrés sains et saufs
Mots clés : Pêche lointaine, Pirates
Après avoir passé une semaine, séquestrés par un groupe de pirates armés à bord de leur navire "Playa de Bakio" à 250 milles au large des côtes somaliennes, les 26 membres de l'équipage, 13 Espagnols et 13 ressortissants de différents pays africains, sont rentrés sains et saufs. En 2007, 263 attaques en mer sont à déplorer, dont 43 en Indonésie, 42 au Nigeria et 31 en Somalie. Dans les 10 dernières années, 3200 marins ont été pris en otage, 300 blessés et 160 sont morts. Le secteur reconnaît l'existence de zones de pêche à haut risque, mais n'a pas encore pris les moyens d'organiser une rencontre afin de résoudre ce problème.
Source : Vidal Maté
Traduit de Mar, mai 2008
Empêcher la "mare à poissons" de l'Afrique de l'Est de se tarir
Mots clés : Pêche continentale, Perche du Nil, Environnement
Le Lac Victoria abrite la plus importante pêcherie d'Afrique avec des captures de 600 000 t par an. Mais la Perche du Nil se raréfie. En 2001 les bateaux en ramenaient 160 kg à chaque sortie, aujourd'hui, ils n'en pêchent plus que 20. Les causes de cette crise sont complexes, la venue de pêcheurs de l'intérieur du pays qui accroît l'effort de pêche, la pêche illégale de poissons sous-taille, mais aussi le manque d'oxygène dans l'eau dû aux changements climatiques et aux pollutions terrestres... D'autre part, à cause des règles de libre échange, les 3 pays riverains du lac Victoria ne peuvent pas percevoir des taxes conséquentes sur les exportations et les réinvestir dans la recherche et la gestion des pêcheries. Parmi les soultions avancées, certains parlent d'écolabel pour la Perche du Nil, d'autres de commerce équitable, d'autres encore d'aires marines protégées...
Source : The Monitor
Traduit de Samudra Alert News, 3 juillet 2008
Les pêcheurs des Philippines reprochent au gouvernement d'avoir fait baisser les prix
Mots clés : Commerce, Marée noire, Politique nationale, Typhon
Une organisation de pêcheurs philippins accuse son gouvernement d'avoir fait baisser brutalement le prix de vente des produits de la mer. Le ferry "Princess of the sea", qui a fait naufrage il y a quelques semaines lors du passage du typhon "Frank", transportait un réservoir de plusieurs tonnes de pesticides. Les pêcheurs reprochent au gouvernement d'avoir diffusé un message d'alerte à la pollution et une interdiction de pêche dans la province de Romblon, avant d'avoir vérifié si des fuites s'était bien produites. Cette annonce a provoqué une véritable panique dans la population qui boycotte les produits de la mer, privant les pêcheurs de leurs moyens de subsistance, alors que l'environnement n'a, en fait, pas été affecté.
Source : GMANews.TV
Traduit de Samudra Alert News, 3 juillet 2008
La Nouvelle Zélande et le Chili travaillent ensemble sur des projets d'aires protégées
Mots clés : Aires marines protégées, Environnement
La Nouvelle Zélande et le Chili se sont mis d'accord pour travailler ensemble sur de nouveaux projets pour déterminer les populations de dauphins chiliens et leur préservation. Cette étude devrait débuter cet été avec une équipe de scientifiques chiliens et l'expertise de scientifiques néozélandais. Cette coopération fait suite à un voyage de 18 Chiliens l'an dernier qui ont étudié le processus de mise en place d'aires marines protégées et de réserves de mammifères marins.
Source : Beehive
Traduit de Samudra Alert News, 1er juillet 2008
peche.dev@wanadoo.fr
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AB10 - Le Bulletin n°79-80 est disponible
Au Sommaire :
Editorial : Il n'y a pas trop de pêcheurs en Europe
Carnet - Publications
Argentine
Pêcheurs artisans du Partido de la Costa
Sénégal
Delta du Sénégal : une dynamique estuarienne bouleversée par les hommes
Mamadou Niasse, dit Lamine : un animateur autodidacte
France
Rue 89 : Et si les pêcheurs étaient en train de noyer la pêche française ?
Bretagne
Lorient : un festival du film sur les pêcheurs du monde
Pierre Mollo, cinéaste, scientifique et pédagogue
Inde
Conservation des tortues et survie des pêcheurs : l'enjeu des aires marines protégées
Bretagne
Connemara (suite)
En vente au Collectif : abonnement annuel, 12 €
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AB2-L'Europe ou la mort
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«Les pêcheurs et l’émigration au Sénégal - L’Europe ou la mort»,
édité par le Collectif Pêche & Développement et le Crisla avec un label Ritimo.
Constatant cette émigration vers les îles Canaries de nombreux jeunes Africains, principalement sénégalais, à bord de pirogues de pêche, le Collectif Pêche & Développement a voulu en savoir plus sur les causes de ces départs et leurs conséquences sur le monde de la pêche.
Il a donc demandé à son correspondant au Sénégal, Mamadou Lamine Niasse, d’éffectuer une enquête dans différents ports du Sénégal.
Ce dernier, avec une équipe composée de Bassirou Ndiaye, Maguette Diop, Cheikh Diongue et Djibril Dioum, s’est chargé d’organiser une enquête dans les villages de Kayar, Hann et Thiaroye, de regrouper des articles de presse, et de rechercher les données statistiques auprès des services de l’Etat et du CRODT (Centre de recherches océanographiques de Dakar-Thiaroye).
Cette enquête ne prétend pas à l’exhaustivité, ni à la rigueur d’une approche scientifique, impossible en quelques semaines. Il faut aussi comprendre qu’elle a été difficile car il n’est pas toujours aisé de faire parler les acteurs d’une filière clandestine. Par ailleurs, beaucoup de jeunes migrants rapatriés sont frustrés, en colère contre les mesures prises à leur encontre, fatigués des enquêtes, des promesses non tenues. Lamine et ses amis ont su les convaincre de parler et ont pu recueillir des témoignages forts.
Cette publication est disponible sur commande au Collectif Pêche & Développement au prix de 5 € (7 € port compris).
peche.dev@wanadoo.fr
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AB3- Argentine
Pêcheurs artisans du Partido de la Costa
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La grande majorité des pêcheurs de l’APApc n’est pas issue du milieu de la pêche. Pour une partie d’entre eux, venus de Buenos Aires, c’est pour fuir une capitale dont les crises successives ne leur laissaient percevoir aucune perspective d’avenir, qu’ils se sont tournés vers la pêche artisanale sur le Partido de La Costa. Pour d’autres, ce sont les hasards de la vie qui les ont fait pêcheurs. C’est le cas de Gabriel, porteño (habitant de la Capitale fédérale de Buenos Aires), qui s’est installé à Santa Teresita dans les années quatre-vingt-dix.
Gabriel, tatoueur, possédait un filet de pêche qu’un client lui avait troqué. Alors qu’il cherchait à le revendre, des pêcheurs lui ont proposé de participer à une marée. C’était sa première sortie en mer. Ce fut pour lui une expérience inoubliable, une véritable révélation. Depuis ce jour, il a décidé de consacrer sa vie à la pêche artisanale. Un jour, il me confessa que lorsque les conditions météorologiques ne lui permettaient pas de sortir en mer, il passait des heures sur la plage à contempler celle qui marqua son destin pour toujours. Même si d’autres opportunités lui étaient offertes de gagner sa vie hors de la côte et de la pêche, il ne s’y risquerait pour rien au monde.
Si l’histoire de Gabriel est singulière, en revanche son désir d’émancipation par la pêche artisanale est commun à l’ensemble des pêcheurs de l’APApc. Tous ne souhaitent qu’une seule chose : vivre de la pêche artisanale.
Succès, Projets et mesures préconisées par l’APApc pour l’émancipation des pêcheurs artisans du Partido de La Costa :
En 5 ans d’existence, l’APApc a déjà remporté de nombreux succès. Depuis sa reconnaissance juridique, elle a obtenu des autorités municipales le permis de première vente qui autorise la commercialisation directe de ses produits sur le front maritime du Partido de la Costa. Elle a obtenu également la gestion des points de débarquements de l’APApc, qu’on appelle ici « bajadas » et la gestion des activités annexes de la pêche artisanale, telles que les activités balnéaires auxquelles participent certains de ses pêcheurs durant la période estivale. Elle a d’autre part fait l’acquisition de deux embarcations semi-rigides de 7 mètres qui sont utilisées par les pêcheurs de l’Association sur le Partido de La Costa et lors des campagnes de pêche de la Corvina rubia (Micropogonias furnieri) dans la Baie Samborombón (50% des captures réalisées par les embarcations sont rétribuées à l’Association), ainsi que d’un camion frigorifique qui doit permettre le transport et la commercialisation des produits de l’APApc.
Ces avancées, l’APApc les a obtenues à la force de ses revendications, mais également grâce à l’appui du Secrétariat de la Production et du Développement Local de la Municipalité ainsi que de l’ONG CeDePesca (Centre du Développement durable de la Pêche) avec lesquels elle travaille conjointement pour l’exercice d’une pêche socialement, économiquement et écologiquement durable, pour reprendre les termes de CeDePesca, sur le Partido de la Costa.
Parmi les projets de l’APApc il faut souligner la création d’une Coopérative APApc, d’une usine artisanale de transformation des captures de l’APApc, et la création d’un Fond Pêche Artisanale destiné au micro crédit et à appuyer l’exercice de la pêche artisanale sur le Partido de La Costa. D’autre part, les principales mesures préconisées par l’APApc pour l’exploitation durable des ressources halieutiques du Partido de La Costa sont les suivantes :
- dédoubler la catégorie de pêche artisanale en artisanale supérieure, comprenant les embarcations de plus de 10 mètres de long, et artisanale inférieure pour les embarcations inférieures à 10 mètres de long ;
- incorporer toutes les embarcations de plus de 10 mètres au système « monpesat » (système de surveillance satellite) ;
- n’autoriser le chalutage (pélagique ou de fond) pour les embarcations mentionnées au point antérieur, qu’à partir des 12 milles nautiques ;
- rendre effectifs les contrôles sur le Partido de La Costa : contrôles sur les arts de pêche (respect du maillage) et sur la taille des captures de la Corvina rubia (Micropogonias furnieri) ;
- faire en sorte que la province incite les autorités uruguayennes à appliquer des politiques de gestion des ressources halieutiques de la Baie coordonnées avec le système établi au niveau provincial ;
- établir des niveaux de capture maximale durant les campagnes de pêche de la Corvina rubia (Micropogonias furnieri) dans la baie Samborombón différenciés selon la catégorie des embarcations ;
- mettre en place un système de licence de pêche au niveau provincial ;
- mettre en place des politiques de développement de la pêche artisanale du Partido de La Costa ;
- organiser les zones de débarquements autorisées pour la pêche artisanale.
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AB31- Rue 89 :
Et si les pêcheurs étaient en train de noyer la pêche française ?
Le site rue 89 a publié, le 27 mai, un texte virulent contre les pêcheurs où l’on retrouve tous les clichés actuels repris par les médias sur les pêcheurs et le sombre avenir de la pêche. Cet article a eu beaucoup d’écho et il nous a semblé intéressant d’en réaliser une lecture critique, non pour nier la crise et les difficultés de la pêche, mais pour rétablir quelques vérités auprès d’un public mal informé.
Voici l’article :
«Michel Barnier a annoncé un plan de plus de 300 millions d'euros pour aider les pêcheurs français. Ceux-ci trouvent que ça ne suffit pas. Au contraire, ils devraient être ravis que ce plan arrive sans conditions.
"Le litre à 40 centimes ou rien", a-t-on entendu. Cette seule phrase révèle à quel point les pêcheurs français sont déphasés. Le pétrole pas cher, c'est fini, et pour tout le monde, que l'on soit routier, agriculteur ou pêcheur. Penser que le gouvernement français va pouvoir sans fin combler le manque à gagner, c'est se faire des illusions; un jour ou l'autre viendra la chute, et elle sera dure.
Oui, la hausse du prix du pétrole est définitive. Non, le gouvernement français n'y peut rien. D'une part, de telles subventions ne sont pas viables à long terme : on peut aider ponctuellement une industrie connaissant des difficultés une année; on ne peut pas l'aider chaque année. D'autre part, ces subventions sont illégales au regard du droit européen ; à chaque fois que l'Etat français donne de l'argent aux pêcheurs, il paie des amendes.
D'ici 2040, les océans seront vidés de leurs poissons
Oh, ne regardez pas Bruxelles ainsi. Non, il ne s'agit pas des vilains capitalistes qui veulent tuer les petits patrons qui se tuent au travail. La politique commune de pêche (PCP) a une raison d'exister qui a peu à voir avec le libéralisme et beaucoup à voir avec l'environnement. Voici la troisième raison pour laquelle aider les pêcheurs est une mauvaise idée: on aide une industrie qui est en train de détruire les océans de manière irréparable.
Les ressources halieutiques sont en voie de disparition; en tête dans la liste, le thon et le cabillaud, mais beaucoup d'autres espèces sont concernées. La faute à la surpêche et aux techniques de pêche destructives (voyez les effets sur le fond de l'océan et sur les coraux d'un chalut de fond). Les biologistes marins estiment que d'ici 2040, les océans seront littéralement vidés de leurs poissons si la pêche continue au rythme actuel. Je répète: d'ici 2040, il n'y aura plus de poisson. Plus de poissons, plus de pêcheurs.
Oh, bien entendu, il y a d'autres causes – comme tout problème environnemental, les sources sont globales. Je pourrais vous parler de la pêche illégale, non déclarée et non réglementée. Je pourrais vous parler des espèces invasives qui arrivent quand il y a un bout manquant dans la chaîne alimentaire. Les océans sont un écosystème incroyable où tout dépend de tout.
Pour arrêter l'hémorragie, Bruxelles se bat comme elle le peut, mais toute politique visant à protéger les océans est systématiquement refusée ou coulée par quelques Etats membres, en tête desquels l'Espagne et la France. Seuls les quotas -politique insuffisante, mais on travaille au mieux que rien- sont acceptés, et même ceux-là sont allègrement dépassés par les pêcheurs français et espagnols (oui, toujours les mêmes), leurs contribuables étant priés à la fin de chaque année de payer des amendes.
Si on pêche trop, c'est qu'il y a trop de pêcheurs
Alors ne m'en voulez pas si je me marre quand j'entends que les pôôôôôvres pêcheurs consomment plus de carburants car ils doivent aller pêcher plus loin, vu qu'il n'y a plus rien près du littoral. Ou quand j'entends qu'il faut leur donner plus d'argent, sinon la pêche française va mourir -les pêcheurs français sont responsables de leur propre désastre. La politique de la méchante Commission de Bruxelles vise avant tout à s'assurer que d'ici quarante ans, justement, l'industrie de la pêche (européenne et française) aura encore quelque chose à pêcher.
Malheureusement pour la pêche française, ceux qui bloquent les ports aujourd'hui et le gouvernement français s'en fichent comme de l'an quarante, justement. Ils seront à la retraite. Et les pêcheurs de 2040, eux, ne pourront pas demander au gouvernement de remettre des poissons dans l'eau; ce jour-là, on se rendra compte que les politiques de long terme, finalement, ça avait du bon.
Que faire, me dites-vous, en fin de compte, pour notre industrie de la pêche qui n'est plus rentable aujourd'hui? C'est simple, il faut faire face à l'inévitable vérité : si on pêche trop, c'est qu'il y a trop de pêcheurs. Il faut le dire ouvertement : la pêche française est destructrice. Les 300 millions du gouvernement ne devraient pas servir à mettre un pansement sur un cancer, mais bien à pousser une bonne partie de la profession à se reconvertir. Peut-être à changer les bateaux pour des neufs, au rendement par litre de diesel plus important.
Surtout, se rendre compte que ceci arrivera, de gré ou de force, d'ici quarante ans. Une politique de long terme, donc. Malheureusement, comme dirait l'autre, à long terme, on est tous morts -surtout les poissons.»
Juliette Lucie, 27/05/08
(les mentions en gras sont de P&D)
Analyse critique :
1- «Les pêcheurs français sont déphasés»
Les pêcheurs français sont loin d’être les seuls à se mobiliser sur ce sujet qui est une préoccupation mondiale concernant tous les pêcheurs motorisés. Aux Philippines, pour les petits pêcheurs côtiers, la valeur des captures couvre à peine le coût du carburant. Les pêcheurs savent parfaitement que le pétrole pas cher, c’est fini, mais à la différence des routiers, ils n’ont aucun moyen de répercuter leurs charges sur le prix de vente en criée.
2- «De telles subventions ne sont pas viables à long terme»
Il est certain qu’il est préférable de s’adapter à la hausse des coûts du carburant tant à la production, qu’au niveau des prix de vente. Les pêcheurs ne sont pas maîtres de ces prix de vente et un changement des circuits de distribution pour mieux valoriser le poisson est un processus lent et difficile. De même, l’adaptation des moyens de production, changement d’engins de pêche, de moteurs, de bateau, est un processus qui nécessite du temps et un investissement difficile en période de crise. Des subventions pour s’adapter sont donc indispensables, c’est le sens des contrats bleus proposés par les pêcheurs bretons : des aides contre des engagements de meilleire gestion - des mesures «halioenvironnementales» en quelque sorte, ressemblant aux mesures agrienvironnementales pour les paysans. Il faut d’ailleurs rappeler que la pêche a toujours bénéficié de subventions en France, notamment du fait des mesures en faveur des retraites, assurées en échange de la disponibilité pour la marine de guerre - c’est l’origine de l’inscription maritime. D’autre part, n’y a-t-il pas des mesures spécifiques pour l’agriculture de montagne, pour compenser les difficultés propres au milieu ? Pourquoi n’en serait-t-il pas de même pour les pêcheurs qui travaillent dans un milieu particulièrement difficile ? Enfin, au lieu de parler de subventions, ne faudrait-il pas parler de compensations pour les atteintes au milieu qui ne sont pas le fait des pêcheurs (destruction des fonds pour les extractions, rejets de boues et de polluants, destruction des milieux comme les vasières et marais, endiguements, prélèvement des pêcheurs plaisanciers, etc...) ?
3- «Les subventions sont illégales»
Les milieux libéraux de Bruxelles et de l’OMC, rêvent effectivement de supprimer toutes les subventions. Rue 89 est-elle une antenne de l’OMC ?
4- «La PCP a peu à voir avec le libéralisme et beaucoup à voir avec l’environnement»
Il faut bien méconnaître la Commission pour lui attribuer cette qualité d’antilibérale. Le rêve avoué de la Commission, c’est la mise en place des QIT (quotas individuels transférables) qui obligent les pêcheurs à acheter les droits de pêche sur le marché. Ce système favorise la concentration des armements aux dépens du secteur artisanal. La Commission rêve aussi d’une réduction du nombre des entreprises - ainsi plus faciles à contrôler. Un vrai projet libéral bien appuyé par nombre d’associations écologistes comme le WWF (à l’exception de sa branche française).
5- «une industrie»
Il s’agit ici d’un bel anglicisme - le terme industry désigne l’activité - mais dans l’article, la confusion est volontairement faite avec l’activité industrielle pour détruire l’image d’une pêche majoritairement artisanale en France. L’industrie sied mieux à l’idée de destruction irréparable.
6- «thon et cabillaud : en voie de disparition»
Il existe des stocks menacés de disparition mais, même pour le cabillaud, tous les stocks ne sont pas menacés de disparition et certains se portent même bien, même chose pour le thon. Le thon germon n’est pas dans la situation du thon rouge. La surpêche est réelle, mais la réalité est complexe.
7- «techniques de pêche destructrices»
Après les filets maillants dérivants, le chalut est devenu la bête noire. Pourtant, le filet constitue un mode de pêche millénaire, relativement sélectif. Le fait qu’il soit calé ou dérivant ne change guère à l’affaire. C’était la technique destructrice des années 90. Haro maintenant sur le chalut. Je propose d’y ajouter la drague encore plus agressive. Pourtant, le chalut, utilisé sur des fonds adaptés (ni les coraux, ni les zones côtières, par exemple) n’a pas les effets destructeurs qu’on lui reproche. Les pêcheurs savent même qu’il assure une bonne préparation des fonds pour le développement d’espèces recherchées comme la langoustine. La drague à coquille St Jacques, très agressive, n’a pas empêché les pêcheurs de la baie de St Brieuc de mener un programme remarquable de gestion. Il est vrai que le chalut pose de nombreux problèmes de sélectivité, de consommation énergétique, mais c’est un outil traditionnel, utilisé autrefois par des voiliers. Il demande des précautions et des limitations d’emploi en fonction des conditions locales. Mais il faut aussi se dire qu’il entre dans une panoplie d’engins qui permettent de diversifier les espèces ciblées. Sa suppression entraînerait un report de l’effort sur d’autres espèces déjà surexploitées. C’est ce qui s’est produit avec l’interdiction des filets maillants dérivants.
8- «d’ici 2040, il n’y aura plus de poissons»
Je croyais que c’était 2048, mais les choses évoluent si vite ! Une telle annonce ne convainc guère les spécialistes - biologistes des pêches. La disparition ou la diminution des espèces prédatrices du sommet de la chaîne alimentaire a plutôt pour effet d’augmenter la biomasse des espèces proies. Cela introduit un réel déséquilibre, mais de là à transformer la mer en désert, il y a loin. Même au large du Canada, la disparition de la morue a bénéficié à de nombreuses autres espèces, dont les phoques. Les déserts marins sont plutôt le produit de la pollution transportée, notamment, par les fleuves. Un désert marin se développe ainsi au large du delta du Mississipi. Le plancton est détruit par les polluants issus de la terre. Il y a pire que la disparition du poisson, c’est la mort du plancton, base de la vie marine, et les pêcheurs n’y sont pour rien.
9- «espèces invasives»
Parmi celles-ci, on ne doit pas manquer de signaler les mammifères marins surprotégés qui, localement, peuvent entraver toute activité de pêche. Les millions de phoques consomment des millions de tonnes de poissons - contre seulement quelques centaines de milliers pour la pêche - mais les phoques ne sont pas soumis à des quotas. Dans les Açores, les dauphins sont tellement nombreux que la pêche à la ligne traditionnelle y devient très difficile.
10- «contribuables priés de payer des amendes»
Ces amendes ne sont pas payées chaque année et ont peu à voir avec les quotas. Elles ont été payées pour sanctionner la pratique de la vente de petits merlus - courante jusque dans les années 90 et abandonnée depuis.
11- «si on pêche trop, c’est qu’il y a trop de pêcheurs»
C’est un discours récurrent de la Commission qui n’a de cesse de chercher à diminuer le nombre de pêcheurs, par des plans de casse et surtout, aujourd’hui, par l’asphyxie. Dans cette affaire, il faut bien distinguer l’effort de pêche et la capacité de pêche, du nombre de pêcheurs. L’effort de pêche est trop élevé - trop de puissance, trop de filets, etc... Mais la diminution du nombre de pêcheurs ne garantit pas contre l’excès de l’effort de pêche. Au contraire même, les pêcheurs moins nombreux investissent dans des équipements plus puissants qu’il faut ensuite rentabiliser en accentuant l’effort de capture. C’est la raison de l’échec de près de 20 ans d’une PCP jouant cette stratégie. Le nombre de pêcheurs s’effondre, mais la ressource continue de décliner. Il existe une autre stratégie qui vise à garantir aux pêcheurs un avenir et ainsi les mobiliser collectivement pour améliorer les pratiques et restaurer les ressources. La politique d’élimination des pêcheurs de l’Union Européenne favorise une absence de responsabilisation collective, chacun espérant s’en sortir en laissant crever le voisin pour prendre sa part.
12- «il n’y a plus rien près du littoral»
L’un des risques des coûts élevés du carburant est bien d’accroître la pression de pêche sur la zone littorale, en plus de la pression exercée par la pêche amateur et les effets de la pollution. Dans l’Atlantique, le plateau continental est très étendu et il faut donc s’assurer que la pression de pêche est bien répartie entre les diverses zones du plateau. Maintenir la pêche au large est une nécessité.
13- «l’industrie de la pêche»
Cette expression n’est pas neutre, elle assimile la pêche à une industrie. Or, il s’agit majoritairement d’une pêche artisanale qui , de plus, n’a rien à voir avec une activité de production puisqu’il s’agit d’une activité de collecte.
14- «s’en fichent comme de l’an quarante»
Notre apprentie journaliste et technocrate est vraiment bien renseignée, elle a fait un travail d’enquête qui lui permet d’être aussi péremptoire. En réalité, beaucoup de pêcheurs ont des enfants qui souhaitent continuer l’activité et ils se désolent de l’abandon dont ils s’estiment victimes avec les fortes préférences manifestées par les élus pour le développement de la plaisance.
15- «pousser une bonne partie de la profession à se reconvertir»
C’est le leitmotiv de la Commission depuis 20 ans. Les pêcheurs savent que la volonté est de développer l’aquaculture. Mais ce n’est pas pour eux. Il faut affirmer au contraire qu’il y a de l’avenir pour la pêche et les pêcheurs, que, si on veut humaniser le métier, il faut augmenter le nombre de pêcheurs et surtout préserver les capacités de ceux qui existent pour transmettre leur savoir-faire et leur passion de la mer.
Alain Le Sann, Président du Collectif Pêche & Développement
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AB4- Mission d'octobre 2006 au Sri Lanka
2 ans après le tsunami avec nos partenaires de NAFSO
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Le tsunami du 26 décembre 2004 a été un choc international, particulièrement auprès des pêcheurs.
La relation entre les membres du collectif « Pêche et Développement » et l’organisation sri lankaise « NAtional Fisheries SOlidarity » (NAFSO) a débuté à travers le réseau du Forum Mondial des Pêcheurs et Travailleurs de la pêche. Herman Kumara, président de NAFSO, a été le premier à lancer un appel au secours et c'est son appel pressant qui nous a décidé à faire appel aux dons.
Au total, Pêche et Développement a versé 40 000 € pour les besoins d’urgence et 90 000 € pour le projet de construction de 15 maisons et d’un centre communautaire à Pitiwella, dans la région de Galle au sud-ouest du pays. La construction devait commencer fin janvier 2006.
Deux membres du collectif Pêche et Développement, Robert BOUGUEON et Fanny LE FUR se sont rendus sur place du 1er au 7 octobre 2006. L’objectif de la mission était de visualiser l’avancement du projet de Pitiwella et de discuter de l’organisation post-tsunami de NAFSO.
La première journée s’est déroulée à Negombo au bureau national de NAFSO. Le point a été fait sur le déroulement de la semaine avec Mr Herman KUMARA, président de l’organisation et Mrs Geetha LAKMINI, la secrétaire administrative. Le reste du séjour a été effectué à Galle.
I. La pêche au Sri Lanka en quelques chiffres
La pêche est limitée à l’intérieur d’une petite bande côtière et ne contribue pas énormément à l’activité économique nationale, qui repose essentiellement sur le secteur des services (56%). Cependant, à une échelle locale cette activité peut devenir majeure. L’agriculture représente près de 18% de l’économie avec une production de thé, riz, caoutchouc, noix de coco, cacao...
Environ 700 000 personnes sont dépendantes du secteur de la pêche (250 000 emplois directs). La consommation annuelle de poissons par personne est d’environ 20 kg.
Ces dernières années, l’industrie de la pêche s’est révélée comme un secteur dynamique à vocation exportatrice.
La ZEE du Sri Lanka représente 5 fois la couverture terrestre du pays.
Les captures
Elles s’élèvent à près de 300 000 tonnes en 2004 et ont augmenté de près de 20% au cours des 10 dernières années. Les poissons pélagiques représentent plus de la moitié des captures et regroupent majoritairement les harengs, thons et maquereaux.
Les navires
En 1994, on compte environ 29 000 embarcations de pêche parmi lesquelles 15 000 sont des embarcations traditionnelles (Oru, Theppam et Vallams).
II Contexte politique
La guerre civile du Sri Lanka oppose le gouvernement, dominé par la majorité cinghalaise bouddhiste, et les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), organisation séparatiste luttant pour la création d'un État indépendant dans l'Est et le Nord du pays, majoritairement peuplé de Tamouls de religion hindoue (18% de la population du pays). Ce conflit a causé plus de 65 000 morts depuis 1983. Le tsunami a ravivé l’opposition entre les deux camps, les Tigres tamouls considérant que les fonds récoltés par le gouvernement ont été inégalement redistribués sur le pays. Les régions les plus touchées sont les régions tamoules, la vague étant arrivée par l’Est du pays.
III NAtional Fisheries SOlidarity (NAFSO)
http://nafso.blogspot.com/
En 1994, une analyse de l’économie du Sri Lanka a conclu que les personnes les plus défavorablement touchées par les changements de type libéralisation du marché sont les paysans et les pêcheurs.
Le PEFDA, Forum pour des alternatives de développement, a été créé afin de chercher collectivement des alternatives sociales et économiques viables pour chacun de ces secteurs. National Fisheries Solidarity (NAFSO) représente le secteur pêche du PEFDA. Elle est présente sur tout le pays et regroupe des pêcheurs et femmes de pêcheurs tamouls et cinghalais de toute religion.
Aujourd’hui, les 7000 membres de NAFSO sont rassemblés au sein de 14 organisations régionales sur l’ensemble du pays, dont 8 ont été terriblement touchées par le raz de marée. Les membres des sections locales de régions non dévastées sont venus aider les victimes des autres sections. Parmi les 8 organisations, Southern Fisheries Organization (SFO) de la région de Galle compte 224 décès au sein de ses membres. La région de Galle a perdu 4 214 personnes dont 64 pêcheurs.
NAFSO se veut
- Être un mouvement national de pêcheurs,
- Créer un secteur des pêches durable appuyé par une politique de pêche durable.
Les objectifs sont
- La sécurité alimentaire et la diminution de la pauvreté,
- La sauvegarde des ressources nationales,
- La sauvegarde des droits de l’Homme,
- L’égalité des genres,
- L’harmonie au sein des ethnies et l’installation définitive de la paix.
La lutte menée par NAFSO pour défendre les droits des pêcheurs et développer une politique de pêche durable se traduit par des manifestations nombreuses mais également par des propositions concrètes comme la commission populaire de planification pour la reconstruction après tsunami, dont l’objectif est de promouvoir et protéger le droit des peuples à décider de leur futur.
IV Le Tsunami du 26 décembre 2004
Près de 31 000 personnes ont été touchées par le tsunami dont plus de 23% sont des pêcheurs. 500 000 personnes ont été déplacées, détruisant leur rythme de vie et perdant leurs biens (+/- 92 000 logements). Plusieurs témoignages ont relaté que la mer s’est retirée dans un premier temps, en laissant les poissons sur le sable. La population présente a alors accouru pour « pêcher » directement sur la plage étendue. La mer « est montée » ensuite jusqu’à 1 km à l’intérieur du pays.
Le tsunami aurait pu être davantage néfaste pour la population qui était, pour la plupart, rassemblée aux temples, le 26 décembre. Les pêcheurs en mer, au large, n’ont pas senti le raz de marée.
Les secteurs les plus touchés économiquement sont la pêche et le tourisme, et les provinces les plus affectées sont le nord-est et le sud.
Dès les premiers jours post-tsunami, le gouvernement a planifié la réhabilitation des zones détruites qui a soulevé des problèmes d’importance cruciale pour les populations du Sri Lanka et notamment pour les communautés de pêcheurs. En effet, la Task Force to Rebuild the Nation (TAFREN), mise en place par l’État pour le plan de reconstruction post-tsunami, est composée uniquement d’hommes d’affaires puissants issus du secteur du tourisme. Aucune communauté de pêcheurs ou victime du tsunami n’y est représentée. Une des principales décisions rapidement prise par la TAFREN est la mise en place de la zone tampon du littoral (bande de 100m de large longeant la côte ouest et sud-ouest, et de 200 mètres de large le long de la côte est et nord-est) sur laquelle toute construction de nouveaux bâtiments devient interdite. Les communautés de pêcheurs se voient clairement repoussées du littoral. NAFSO a réussi à diminuer la largeur de cette zone tampon à 35 m au sud est et 65 m au nord est.
Non seulement cette réglementation a été décidée sans l’appui d’études scientifiques mais surtout elle ne concerne pas les infrastructures touristiques. Certains pêcheurs victimes ont perdu à la fois des membres de leur famille, leur habitation et leur matériel de pêche mais également la propriété de leur terrain. Et, bien qu’en état de choc, les pêcheurs ont dû se défendre et s’organiser pour lutter contre les propositions gouvernementales dès les premiers jours post- tsunami.
Les autres décisions importantes de la TAFREN sont la construction d’une autoroute (priorité pour les agences touristiques plus que pour les victimes du tsunami) ainsi que la construction de ports de commerces, concentrant les activités de pêche dans des zones bien définies.
Près de deux ans après le tsunami, la route longeant la côte sud-ouest depuis Negombo jusqu’à Galle est toujours bordée de campements et maisons à peine réparées. La reconstruction ne semble que commencer… Seuls les hôtels semblent avoir été épargnés par la vague, ce qui confirme les volontés gouvernementales de faire du « Sri Lanka une destination touristique de classe internationale ».
Les actions de NAFSO
Le réseau des membres de NAFSO a été exemplaire en terme de réponses au tsunami : solidarité, entraide et efficacité dans la prise en charges des victimes, la gestion de l’urgence pour les besoins vitaux (eau, nourriture), la défense des droits face aux décisions gouvernementales, le nettoyage des villages.
NAFSO remercie énormément l’armée pour son intervention de récupération et d’identification des cadavres sur les plages. Les populations locales n’auraient jamais pu se substituer à elle pour réaliser cette tâche et n’auraient pu s’organiser sans ça. L’identification des corps a été effectuée à l’aide de photos prises par les soldats.
Après la phase d’urgence, NAFSO a participé activement à la phase de restauration. Les principales actions sont :
- Réparation et remplacement de navires (3 sites de construction /Galle-Ampara-Matara). 80 bateaux neufs et 148 navires réparés car les pêcheurs considéraient qu’ils n’avaient pas le temps d’attendre la fabrication de bateaux neufs).
- Réparation et remplacement des engins de pêche.
- Aide à la commercialisation des poissons.
- Restauration de l’environnement.
NAFSO regrette que le nettoyage des villages n’ait quasiment pas eu l’appui de l’État. En exemple, le nettoyage du lagon de Negombo, pollué par une quantité importante de gros déchets, a été réalisé par des plongeurs, à l’aide d’un radeau de barils inondable qu’ils remontaient en surface par remplissage de chaque baril avec de l’air comprimé. Ce système a permis l’évacuation de débris lourds, non transportables à force d’homme.
NAFSO a toutefois souligné l’importance des dons d’argent et non de navires ou d’engins déjà construits et souvent mal adaptés aux activités des populations. De plus, l’organisation considère comme indispensable l’implication des bénéficiaires dans toutes ses actions, les victimes devant être acteurs de leur avenir.
Tout cela a été réalisé sur l’ensemble du pays, c'est-à-dire parfois dans des zones sous contrôle des Tigres Tamouls, dans un contexte de guerre très difficile.
V Projet de construction de maisons après le tsunami
Sans compter le projet de Pitiwella, qui a pris du retard, NAFSO a construit, sur l’ensemble du pays, 113 maisons et en a réparé 68 autres.
Le collectif « Pêche et Développement » a financé le projet à la hauteur de 90 000 € pour la construction de 15 maisons et d’un centre communautaire. Un tiers de cet argent a servi à l’achat du terrain et le reste finance la construction des 16 bâtiments.
SFO GALLE
La région de Galle a été particulièrement touchée par le tsunami. Quasiment toutes les habitations situées près de la mer ont été endommagées, et la plupart d’entre elles étaient non réparables. Une autre conséquence est le dépôt d’une quantité très importante de débris. SFO a mis en place tous les moyens possibles pour prendre en charge les victimes sans abris (camps et tentes provisoires). Beaucoup d’entre eux étaient des pêcheurs militants à SFO, très investis dans le mouvement.
A partir de là, SFO a demandé de l’argent et des moyens pour construire des maisons. L’argent est venu de NAFSO, depuis les dons collectés et SFO a récupéré une machine pour fabriquer des briques en ciment. 10 maisons ont d’abord été programmées, puis le projet de Pitiwella avec Pêche et Développement a permis de replacer 15 autres familles.
Le 2 octobre 2006, premier jour de la mission sur le site, Pêche et Développement a rencontré l’équipe de SFO, section régionale de NAFSO sur la région de Galle, et particulièrement les intervenants sur le projet de construction des maisons.
- Mr GNANADASA, coordinateur de la section SFO,
- Dulip RANGAJEEWA, coordinateur du projet avec les « jeunes » (15-25 ans), notamment sur le projet d’édition d’un livre en deux parties sur un lac : biodiversité dans et autour du lac ; économie et utilisation du lac par les populations locales.
- Eresha NIRANJALA, coordinatrice de la partie « Politique des pêches » du Sri Lanka.
- Channa
- Gayani
- Prasnathika
- Nadeeka
- Champa JANAKIE
Mr GNANADASA, bien que fervent militant contre la pêche à la dynamite, a rapidement été surnommé par la traduction littérale de son nom : Mr Dynamite.
Le groupe est globalement très jeune : la majorité des salariés a entre 20 et 30 ans.
Une difficulté sur place a été la communication. NAFSO avait parfaitement préparé la venue de Pêche et Développement et nous avons été accompagnés d’un traducteur (cinghalais – anglais) indispensable au bon déroulement de la mission : Tharaka, 20 ans, jeune diplômé du baccalauréat, a su avec une très bonne connaissance du secteur traduire les discussions avec l’équipe de SFO comme avec les communautés de pêcheurs. A SFO, seul Mr GNANADASA parle l’anglais. Les intervenants cités plus haut parlaient quelques mots permettant une relative communication directe.
Nous avions également un camion à disposition sur place durant toute la semaine ainsi qu’un chauffeur d’un calme et d’une gentillesse impressionnante, particulièrement au milieu d’une circulation routière respectant quasi exclusivement la règle du « priorité au premier ». Son nom est Lasantha.
La presse écrite et télévisée était présente et nous avons abordé les questions propres à la construction des maisons.
Les difficultés rencontrées
Le retard du projet (de près de 10 mois) a été expliqué par des longueurs administratives pour l’acquisition du terrain, d’abord puis par le permis de construire. Ces difficultés administratives s’expliquent en partie par le fait que NAFSO est en opposition totale avec le gouvernement et sa politique. Les nombreuses manifestations anti-gouvernementales menées parallèlement à ces demandes d’achat de terrain et de permis de construction ont de fait été prises en compte.
En attente du permis de construire, l’enrochement à l’entrée du site a été dynamité afin de récupérer la roche pour la fabrication de briques. Enfin, un puits au centre du site a été creusé permettant un apport d’eau nécessaire pour la fabrication du ciment.
NAFSO compte 7000 membres mobilisables pour participer aux différents projets de construction de maisons. Des projets réalisés par des sociétés de construction ont montré leurs limites, les constructeurs étant énormément sollicités en cette période de reconstruction et travaillant au plus vite souvent aux dépens d’une qualité de travail satisfaisante. Des maisons de moins d’un an sont déjà fissurées, ce qui a convaincu NAFSO de travailler autrement et à l’aide de leurs membres et des bénéficiaires investis dans le projet. Le retard de ce projet a eu la conséquence positive d’éviter les erreurs dues en partie à la précipitation des actions.
Concernant la construction proprement dite des maisons, SFO – Galle nous a dit posséder le savoir faire, mais NAFSO s’est montré davantage sceptique et s’est mis en relation avec ITDG (Intermediate Technology Development Group - Practical Action), organisation anglaise participant à des projets de développement et gérant des projets de construction de maisons au Sri Lanka. Les ingénieurs d’ITDG travaillent avec NAFSO sur d’autres sites que celui de Pitiwella et n’ont malheureusement pas eu le temps de nous rencontrer lors de notre semaine sur place.
Pose de la première pierre
Le rendez-vous a été fixé à 6h30 le lundi 2 octobre, pour la pose de la première pierre. En effet, aucune maison n’était construite à notre arrivée.
Les premières impressions ont été un véritable dynamisme, une volonté de se sortir de cette situation en étant acteur de la reconstruction.
Le bouddhisme étant la principale religion au Sri Lanka et particulièrement dans la région de Galle, la construction des maisons a été effectuée en lien avec les croyances et rites bouddhistes. Une cérémonie a accompagné la pose de la première pierre expliquant l’heure de rendez-vous matinale. Deux moines bouddhistes sont venus réciter des prières et bénir les pierres dans une ambiance sereine et parfumée d’encens.
Après avoir creusé à l’aide de pelles l’emplacement des fondations, délimitées par des ficelles (en 2 heures), nous avons été invités à poser nous-mêmes la première pierre remplie d’herbes et d’épices assurant la réussite de la construction et la prospérité des lieux. Focalisés sur leur montre, le feu vert a été lancé à la seconde près.
Au cours de la journée, 5 pierres ont été posées, marquant le début des fondations de 5 maisons.
Les bénéficiaires
La sélection des bénéficiaires suit les critères suivants :
Le ou la bénéficiaire est une personne victime du tsunami, une preuve doit être soumise au comité régional des organisations locales de NAFSO qui approuve l’authenticité de la personne concernée. La priorité est donnée aux membres de NAFSO ou membres potentiels acceptant la vision et les objectifs de l’organisation.
La maison du ou de la bénéficiaire est partiellement ou totalement détruite et n’a reçu aucune assistance de la part du gouvernement ou de sociétés ou organisations autres.
Le ou la bénéficiaire doit participer à la construction de la maison.
Si le ou la bénéficiaire est pêcheur, il ou elle ne doit pas utiliser d’engins de pêche destructeurs et certifie ne pas en utiliser dans le futur. Il ou elle doit participer au programme de commercialisation de poisson organisé par NAFSO. Pour NAFSO, les victimes du tsunami doivent être acteurs de la reconstruction.
Les propriétaires des maisons seront l’organisation NAFSO pendant 10 ans avant d’être la propriété des bénéficiaires (mesure assurant la non vente ou location pour une autre personne non sélectionnée).
Seulement 9 bénéficiaires ont été sélectionnés, début octobre 2006 ; le choix des 6 familles restantes est encore en pourparler.
La photo ci-dessus montre une famille bénéficiaire, bénissant les lieux avec l’arbre symbolique de prospérité : le cocotier. Cet arbre est effectivement utilisé en totalité par les sri lankais : les noix de coco pour leur lait et aussi pour la coque (fibreuse, elle est trempée jusqu’à ce que les fibres déliées soient transformées en ficelles), le tronc et les fleurs sont également utilisés.
En haut à droite de la photo, un bâton est orné de 2 noix de coco, des fleurs de coco et un sachet en plastique dans lequel ont été mis des herbes et épices. Ce bâton est parfois coulé dans le béton près de la première pierre le temps de quelques jours.
Le pot sur le feu, au centre de la famille, est rempli de lait de coco, il sera enlevé du feu après complète ébullition du lait.
Cette journée de concrétisation du projet a été très impressionnante, marquée par des moyens de travail tout aussi réduits qu’un enthousiasme et un dynamisme forts de la part des personnes sur place.
Construction des maisons
Définition du projet
Chaque maison couvre une surface d’environ 50 m² minimum (500 à 600 pieds²).
L’agencement de la maison (emplacement des portes et cloisons) est proposé par SFO aux bénéficiaires qui peuvent choisir un autre type d’agencement, dans la limite de la surface au sol proposée. Là aussi, l’expérience des premières maisons construites à l’aide de contractuels du gouvernement ou de certaines ONG internationales a montré que la non communication avec les bénéficiaires a entraîné la construction de maisons non adéquates et parfois difficilement habitables. L’agencement proposé par SFO a été discuté avec les occupants de ces premières maisons afin d’éviter de faire les mêmes erreurs.
De plus un centre communautaire sera créé, l’objectif étant d’y mettre livres et ordinateurs. SFO souhaite également mettre en place un système de compost et tri des déchets, ainsi qu’un potager commun et à plus long terme, quelques vaches.
Ils travaillent avec des agriculteurs biologiques, comme Salomon qui nous a montré son système d’utilisation domestique (pour sa cuisine) du méthane issu des excréments des vaches.
L’organisation sur place
Certains des travailleurs sont rémunérés, d’autres sont des membres militants bénévoles de SFO d’autres sont les bénéficiaires, leur famille ou leur voisins. En plus de l’encadrement du responsable du projet, chacun semble apporter son savoir-faire.
Les briques des maisons sont faites grâce à une machine dont NAFSO a la propriété. La réalisation de 108 briques nécessite un mélange de 2 brouettes de sable, 3 de pierres concassées finement, 3 de graviers arrosés d’un peu d’eau. Les briques doivent être séchées 5 jours avant utilisation. Une maison compte environ 1200 briques et beaucoup de courage !
A la fin de notre première semaine, les fondations des 5 maisons étaient terminées
La charpente des toits des maisons est en cocotier, coupé sur la longueur. Les arbres n’ont pas été achetés mais étaient présents sur le site, quelques uns ont été conservés pour leurs noix de coco.
Mr Dynamite estime le temps de réalisation du projet à 8-9 mois mais est souvent très optimiste. Il estime à 5 mois la durée de construction d’une maison.
NAFSO considère que les habitations sont le minimum nécessaire aux êtres humains dans notre société actuelle. Après le tsunami les habitants de la bande côtière se sont retrouvés démunis, avec peu d’espoir et besoin d’aide. NAFSO a alors su mettre en place une logistique afin de mobiliser son réseau important d’hommes, de femmes et d’enfants pour permettre aux victimes et trouver un abri d’abord provisoire puis définitif et adéquat.
L’exigence de transparence des donateurs vis-à-vis de l’utilisation de leurs dons est nécessaire pour mener des projets aidant les victimes et pour éviter de faire davantage de mal à une population fragilisée.
Les pêcheurs rencontrés n'ont jamais entendu parlé du chalut lorientais de 55 mètres, le « Simon Keghian », sensé apporter vivres et matériels de pêche et servir de bateau école pour finalement se retrouver transformé en navire militaire, armé de trois canons, basé au nord est du pays.
Nous avons très bien été accueillis durant les 6 jours sur place et nous avons pu répondre aux remerciements de NAFSO quant à l’argent versé par des remerciements quant à leur belle leçon de solidarité et d’échanges au sein de leur organisation.
Mr Dynamite et Mrs Champa devraient venir en France après la fin de leur projet (novembre 2007 ?) pour nous faire part de leur bilan.
Fanny Le Fur
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